Notes d’allocution au Comité permanent des transports de la Chambre des communes : État de la chaîne d’approvisionnement du Canada

Banner image

Notes d’allocution au Comité permanent des transports de la Chambre des communes : État de la chaîne d’approvisionnement du Canada

Le 4 avril, le président et chef de la direction de l’AAPC, Daniel-Robert Gooch, et Debbie Murray, directrice principale des affaires politiques et réglementaires, étaient témoins devant le Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités de la Chambre des communes afin de contribuer à son étude sur l’état de la chaîne d’approvisionnement du Canada. Voici la présentation de l’AAPC.

VEUILLEZ CLIQUER ICI pour consulter notre soumission dans le cadre de l’étude.

le 4 avril 2022

« Je tiens tout d’abord à souligner que je me joins à vous depuis le territoire traditionnel des peuples algonquin et anishinabe.

Mesdames et messieurs du comité, je vous remercie de me donner l’occasion de vous rencontrer aujourd’hui dans le cadre de votre étude sur l’état de la chaîne d’approvisionnement du Canada. Je m’appelle Daniel-Robert Gooch et j’occupe le poste de président-directeur général de l’Association des administrations portuaires canadiennes depuis un peu moins de deux mois. Je suis accompagné de Debbie Murray, qui est notre directrice des politiques et des affaires réglementaires et qui m’aidera à répondre à certaines de vos questions.

L’AAPC représente les 17 administrations portuaires du Canada, y compris nos plus grands ports comme Montréal, Vancouver, Prince Rupert et Halifax, mais aussi de nombreux ports plus petits comme Port Alberni, Saguenay et Thunder Bay. Bien qu’ils soient tous très différents et confrontés à des défis différents, ils sont tous tournés vers l’avenir et les investissements nécessaires pour atteindre les objectifs commerciaux du Canada, tout en contribuant de manière positive aux communautés qu’ils desservent et en opérant de manière durable sur le plan financier, social et environnemental.

Demain, le 5 avril, les ports maritimes des Amériques commémoreront la Journée des ports de l’hémisphère occidental. Créée pour reconnaître le rôle des ports et de l’industrie maritime de l’hémisphère dans la prospérité économique, cette année nous nous concentrons sur le rôle des ports dans la réponse et le rétablissement de la pandémie mondiale COVID-19. Votre étude arrive donc à un moment très opportun.

L’AAPC tient à féliciter le ministre des Transports, M. Alghabra, et ses collègues du Cabinet pour l’attention que porte le gouvernement aux chaînes d’approvisionnement du Canada. Le Sommet national sur la chaîne d’approvisionnement, qui s’est tenu en janvier, a donné lieu à une discussion approfondie sur les défis auxquels le Canada est confronté aujourd’hui – et pourrait l’être bientôt – en matière d’approvisionnement.

Le rôle des chaînes d’approvisionnement dans la vie quotidienne des Canadiennes et des Canadiens et dans la santé de nos secteurs d’exportation n’a jamais été aussi important qu’au cours des deux dernières années. Les administrations portuaires canadiennes ont relativement bien géré les perturbations mondiales que nous avons connues dans d’autres régions du monde. Mais il n’est pas garanti que nous soyons en mesure de gérer ces défis aussi bien à l’avenir. Nos administrations portuaires sont pleinement engagées dans le travail nécessaire pour s’assurer que nous avons une capacité d’exportation adéquate pour les années à venir, tout en participant pleinement aux engagements du Canada en matière de changement climatique, par la décarbonisation et des moyens novateurs pour améliorer l’efficacité de nos ports et de nos chaînes d’approvisionnement. Tonne par tonne, le transport maritime est déjà le mode de transport qui produit le moins d’émissions de gaz à effet de serre, et nous ne cessons de l’améliorer.

L’AAPC a présenté plusieurs recommandations au gouvernement fédéral sur les moyens de promouvoir la résilience de la chaîne d’approvisionnement et de corridor de navigation, la décarbonisation et la facilitation des échanges commerciaux.

Je veux d’abord parler de l’autonomisation de nos ports. Bien que le gouvernement fédéral ait un rôle à jouer par le biais d’un soutien financier, une plus grande souplesse financière pour les administrations portuaires du Canada permettrait à bon nombre d’entre elles de financer des investissements privés, plutôt que de dépendre du financement fédéral. Pour ce faire, le gouvernement fédéral doit apporter des changements structurels afin de permettre l’accès aux sources privées de capitaux en fonction du risque et d’accélérer la réalisation des grands projets d’infrastructure.

En effet, la plupart des administrations portuaires ont des limites d’emprunt fixées il y a plusieurs décennies ; elles sont maintenant insuffisantes pour mobiliser les capitaux nécessaires à un grand nombre de nos besoins d’investissement dans les infrastructures portuaires. La modification des limites d’emprunt doit être plus simple et plus rapide, et les critères de prêt déterminés par les prêteurs commerciaux, si l’on veut que le Canada bénéficie des possibilités de capitaux privés.

D’autres recommandations comprennent :

  • Le maintien du financement des Corridors commerciaux nationaux afin de soutenir la capacité, l’efficacité, l’innovation et la résilience de la chaîne d’approvisionnement, et de combler le décalage entre ce que les administrations portuaires du Canada peuvent financer elles-mêmes aujourd’hui, dans le cadre réglementaire actuel et les réalités économiques auxquelles elles sont confrontées.
  • Les administrations portuaires du Canada ont reçu environ 880 millions de dollars de financement du FNCC. Cela permet aux ports d’effectuer des investissements, tels qu’une nouvelle technologie au port de Vancouver pour améliorer l’efficacité de l’inspection des conteneurs et une nouvelle installation de conteneurs à Halifax pour réduire les délais d’inspection à la frontière et réduire la congestion portuaire.
  • Le financement du FNCC aide également les petits ports à répondre à leurs besoins d’entretien et à saisir les opportunités économiques que les faibles volumes et revenus rendent difficiles à autofinancer. L’accès à la Banque d’infrastructure du Canada pour les petits projets serait également bénéfique.
  • Nous devons approuver plus rapidement les projets qui ont fait l’objet d’une consultation appropriée en matière d’évaluation d’impact. Les ports et leurs partenaires et communautés ont investi des ressources importantes dans les processus d’approbation des projets. Pour que les ports puissent optimiser leur rôle dans les chaînes d’approvisionnement, les projets d’infrastructure doivent être approuvés dans les meilleurs délais.
  • Nous encourageons un financement dédié à la décarbonisation et à la transition énergétique. Il s’agit d’un besoin important pour l’ensemble de nos chaînes d’approvisionnement et l’AAPC recommande la création d’un nouveau fonds ou d’un volet spécifique au sein du FNCC.
  • Enfin, le Canada est devenu signataire de la Déclaration de Clydebank sur les corridors maritimes écologiques et nous nous en félicitons. Il s’agit d’une reconnaissance importante du rôle des ports dans la décarbonisation et les autorités portuaires du Canada sont désireuses de la soutenir. Mais nous exhortons le gouvernement fédéral à étendre ce soutien aux administrations portuaires du Canada dans tout le pays.

En conclusion, les autorités portuaires du Canada se tournent vers l’avenir, vers la façon dont nous pouvons émerger et prospérer après COVID-19. La reprise est une occasion de faire passer le Canada à un rôle de leader dans les chaînes d’approvisionnement portuaires écologiques, inclusives, numériques et résilientes. La reprise nécessitera des échanges commerciaux et des connexions mondiales pour créer de la richesse, et les administrations portuaires du Canada joueront un rôle central pour faciliter la reprise durable de notre pays.

Merci, et nous sommes heureux de répondre à toutes vos questions. »